Finie l'odeur ! Fini le lisier bourré
de nitrates ! Au terme des huit semaines nécessaires pour transformer
un porcelet de 8 kilos en porc de 100 kiIos, la paille s'est transformée,
par compostage accéléré, en un fumier dense qui a piégé l'azote sous
forme organique non lessivable par la pluie.
Ce miracle tient, bien évidemment, à la composition de la mixture pastorienne.
Celle-ci renferme neuf souches soigneusement sélectionnées.
A la fois aérobies et anaérobies, les
bactéries dégradent la paille en douceur sans dégagement ni d'odeurs
ni d'ammoniac.
Cette association équilibrée de bactéries
permet également de de composer les manieras fécales du porc en évitant
la putréfaction et en conservant l'azote sous forme protéique.
Pour ne rien gâcher, selon André Schultz,
directeur de Cobiotex, ces bactéries émettent des substances inhibitrices
vis-à-vis des bactéries pathogènes.
Chez les David, éleveurs dans le Cher, qui utilisent ce procédé à grande
échelle, les antibiotiques ne sont plus utilisés que très rarement.
Bien plus riche qu'un fumier ordinaire, le compost de pailla fait faire
à l'éleveur de serveuses économies en matière d'engrais.
Pour une fois, la lutte antipollution ne met pas l'éleveur sur la paille
!
F. L.